Gagner grâce à l’intelligence économique

Le monde des affaires? Un véritable champ de bataille. Du moins si l’on en croit la préface d’une récente réédition de L’Art de la guerre du célèbre général chinois Sun Tzu: «Aujourd’hui, les businessmen ambitieux piochent dans ce
livre des conseils et de l’inspiration pour leurs affaires avec leurs employés comme avec leurs concurrents. » Le petit ouvrage écrit au VIe siècle avant Jésus-Christ regorge de conseils, comme: «Si vous connaissez votre ennemi et
vous vous connaissez vous-même, votre victoire ne souffrira aucun doute.»Mais ces derniers sont parfois difficiles à mettre en pratique. L’intelligence économique doit encore faire du chemin en Suisse romande. Une bonne majorité (64%) des patrons de petites et moyennes entreprises romandes «n’a aucune idée précise de ce que cette discipline représente». Et
près de la moitié des 116 chefs d’entreprises (43%) avouent «ne mener aucune démarche d’intelligence économique»… Tout en reconnaissant que cela pourrait leur être utile au moment de prendre des décisions stratégiques. Le constat émane d’une étude menée par la Haute Ecole de gestion de Genève (HEG-Genève) en partenariat avec le cabinet d’intelligence économique Geneva Intelligence et publiée en début de semaine. Mais si, comme l’affirme le communiqué, «les entreprises romandes en sont encore au stade de la découverte», plus de la moitié (57%) d’entre elles disent pratiquer l’intelligence «plus ou moins formellement».

GI_Le Temps_Les PME dans le flou en matière d’intelligence économique_20141003